Mardi 4 avril 2006 | Saint Isidore | actualisé à 07h10

HANDICAPES. -- A l'image de Jean-Philippe Olhagaray, on peut s'intéresser au cheval sans être valide. Exemple à suivre

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: Philippe Hemmert


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Centre équestre d'Ilbaritz-Mouriscot. Jean-Philippe Olhagaray s'entraîne depuis plusieurs mois à la pratique de l'attelage
PHOTO BERTRAND LAPEGUE
« Notre objectif est de rendre notre activité accessible pour tous, les handicapés au même titre que les personnes valides. » Pour Béatrice Messines, la présidente de l'association des attelages de la côte basque, cette ambition n'est pas restée lettre morte.
Depuis quelques mois, la structure accueille en son sein un handicapé, Jean-Philippe Olhagaray, 47 ans, qui s'est pris de passion pour la vie équestre et s'est fixé comme but de pratiquer une activité dans ce domaine.
Le rapprochement entre les deux s'est effectué par le biais de la Luzienne Monique Vallée, qui consacre de nombreuses heures de bénévolat à s'occuper de handicapés. On lui doit notamment, avec l'aide de la ville de Saint-Jean-de-Luz, l'installation d'équipements spécifiques pour eux à la nouvelle piscine luzienne. Egalement passionnée d'équitation, elle s'était mise en tête de réaliser une opération similaire du côté du centre équestre biarrot.
Voilà comment elle en est venue à présenter l'un de ses protégés, en l'occurrence Jean-Philippe Olhagaray, à son amie Béatrice Messines. « Je l'avais amené un jour à un concours de pottoks, ici à Mouriscot, il s'est montré enchanté et a voulu essayer, souligne Monique Vallée. Comme il n'était pas question pour lui de monter à cheval, nous avons pensé que l'attelage serait une bonne solution.»


Pionnier. De fait, Jean-Philippe Olhagaray s'est immédiatement piqué au jeu et, après plusieurs semaines d'observation, le voilà qui s'entraîne dur comme fer pour devenir un pratiquant à part entière. « Il est présent tous les jours pour se familiariser avec la vie du cheval et s'exerce dorénavant plusieurs heures par mois à la pratique même de l'attelage » explique Béatrice Messines.
Réaction de l'intéressé : « Ce n'est pas franchement difficile, il m'a simplement fallu apprivoiser le geste de passer de mon fauteuil à la calèche, pour le reste, j'apprends comme tout le monde le maniement de l'engin et la conduite du cheval. » Sa motivation est telle que désormais il prépare même les galops du concours qu'il pourra peut-être passer l'été prochain.
Voilà en tout cas une initiative dont tout porte à penser qu'elle aura des conséquences heureuses. Car l'exemple de Jean-Philippe Olhagaray, en quelque sorte pionnier en matière, pourrait bien faire des émules. C'est en tout cas le souhait de l'association des attelages de la côte basque. Laquelle, on l'a dit, a désormais inscrit ce nouvel objectif dans ses principes de fonctionnement.